Architecture spine-leaf
Qu’est-ce que l’architecture spine-leaf ?

Une architecture spine-leaf est une topologie de réseau de datacenter composée de deux couches de commutation : une couche spine (colonne vertébrale) et une couche leaf (feuille). La couche leaf se compose de commutateurs d’accès qui regroupent le trafic provenant des serveurs et se connectent directement à la couche spine, ou cœur du réseau. Les commutateurs spine interconnectent tous les commutateurs leaf dans une topologie de maillage complet.

Table des matières

    Temps de lecture : 3 minutes 45 secondes | Publication : 27 mars 2026

    Quels sont les composants d’une architecture spine-leaf ?

    L’architecture spine-leaf se compose de deux couches principales : la couche spine et la couche leaf. Les commutateurs leaf regroupent le trafic provenant des serveurs et se connectent directement au cœur de réseau. Les commutateurs spine servent quant à eux de backbone à haut débit, interconnectant tous les commutateurs leaf dans une topologie maillée complète pour garantir une connectivité de bout en bout avec une latence minimale.

    En quoi une architecture spine-leaf diffère-t-elle des conceptions de réseau traditionnelles ?

    Traditionnellement, les réseaux de datacenter étaient basés sur un modèle à trois niveaux :

    • Les commutateurs d’accès se connectent aux serveurs.
    • Les commutateurs d’agrégation ou de distribution fournissent des connexions redondantes aux commutateurs d’accès.
    • Les commutateurs centraux assurent un transport rapide entre les commutateurs d’agrégation, généralement connectés en paire redondante pour assurer la haute disponibilité.

    Au niveau le plus élémentaire, une architecture spine-leaf réduit l’un de ces niveaux, comme illustré sur les schémas ci-après.

    De plus, les topologies spine-leaf présentent généralement les particularités suivantes :

    • Suppression du protocole STP (Spanning Tree Protocol).
    • Utilisation préférentielle des commutateurs à port fixe par rapport aux modèles modulaires pour le backbone réseau.
    • Plus grande quantité de câblage à acheter et à gérer, compte tenu du nombre plus élevé d’interconnexions.
    • Évolutivité horizontale plutôt que verticale de l’infrastructure.
    Architecture spine-leaf à deux et à trois niveaux.

    Pourquoi les architectures spine-leaf sont-elles de plus en plus utilisées ?

    Du fait de la prévalence du cloud et des infrastructures conteneurisées dans les datacenters modernes, le trafic est-ouest continue d’augmenter. Le trafic est-ouest se déplace latéralement, d’un serveur à un autre. Ce changement s’explique principalement par le fait que les applications modernes comportent des composants répartis sur plusieurs serveurs ou machines virtuelles.

    Avec le trafic est-ouest, des flux de trafic optimisés et à faible latence sont indispensables pour garantir la performance, en particulier pour les applications sensibles au temps ou gourmandes en données. Une architecture spine-leaf y contribue en garantissant que le trafic soit toujours au même nombre de sauts de sa prochaine destination, d’où une latence plus faible et plus prévisible.

    Elle améliore également la capacité dans la mesure où le STP n’est plus nécessaire. Bien que le STP permette d’établir des chemins redondants entre deux commutateurs, un seul de ces chemins peut être actif à un moment donné. En conséquence, les chemins se trouvent souvent surchargés. À l’inverse, les architectures spine-leaf s’appuient sur des protocoles tels que le routage ECMP (Equal-Cost Multipath) pour répartir la charge du trafic sur l’ensemble des chemins disponibles tout en évitant les boucles réseau.

    Outre ce gain de performance, la topologie spine-leaf offre une meilleure évolutivité. Elle permet en effet d’ajouter et de connecter des commutateurs spine supplémentaires à chaque leaf pour augmenter la capacité. De même, de nouveaux commutateurs leaf peuvent être insérés de manière transparente lorsque la densité des ports devient problématique. Dans les deux cas, cette « évolutivité horizontale » de l’infrastructure ne nécessite aucune modification de l’architecture du réseau et ne provoque aucun temps d’arrêt.

    Quels sont les avantages de l’architecture spine-leaf ?

    L’architecture spine-leaf offre une évolutivité supérieure et une latence plus faible que les conceptions à 3 niveaux héritées. En maintenant tous les chemins réseau actifs grâce à l’ECMP, elle fournit une bande passante massive pour le trafic entre serveurs. Contrairement aux modèles traditionnels, qui nécessitent une refonte architecturale complexe pour évoluer, cette conception permet une extension « horizontale », où l’ajout de commutateurs augmente la capacité sans temps d’arrêt du réseau.

    Créer une architecture spine-leaf avec des commutateurs HPE Aruba Networking CX

    La gamme de commutateurs HPE Aruba Networking CX est conçue pour répondre aux exigences évolutives et complexes des environnements de datacenter modernes, y compris pour les fabrics spine-leaf. Les commutateurs HPE Aruba Networking CX sont basés sur une architecture distribuée et non bloquante qui offre des performances de débit filaire effectif de 1 à 100 GbE.

    Les commutateurs HPE Aruba Networking CX pour fabrics spine-leaf sont les suivants :

    • HPE Aruba Networking CX 6400 : commutateur modulaire à 5 ou 10 emplacements pour une capacité allant jusqu’à 28 Tbit/s
    • HPE Aruba Networking CX 8325 : commutateur 1U avec connectivité 1/10/25/40/100 GbE, idéal pour les commutateurs leaf ou spine
    • HPE Aruba Networking CX 8320 : commutateur leaf 1U offrant une connectivité de 10 GbE vers les serveurs et de 40 GbE vers la couche spine
    • HPE Aruba Networking CX 8400 : commutateur modulaire d’une capacité allant jusqu’à 19,2 Tbit/s, idéal pour les commutateurs spine et leaf lorsqu’une haute densité de ports est nécessaire

    Tous les commutateurs HPE Aruba Networking CX fonctionnent sous AOS-CX, un système d’exploitation cloud-native qui simplifie la gestion des réseaux de datacenter et offre de puissantes fonctionnalités d’automatisation, d’analyse et de prise en charge des mises à niveau en direct.

    Foire aux questions sur l’architecture spine-leaf

    Comment fonctionne l’architecture spine-leaf ?

    L’architecture spine-leaf est une topologie plate à deux niveaux, conçue pour offrir de hautes performances pour le trafic de données est-ouest. Chaque commutateur leaf se connecte à chaque commutateur spine, garantissant ainsi que les données traversent toujours exactement deux sauts. En remplaçant le protocole restrictif Spanning Tree Protocol (STP) par un routage de couche 3 et l’ECMP, cette architecture utilise simultanément tous les chemins disponibles afin d’éviter les goulets d’étranglement fréquents dans les modèles à trois niveaux.

    Quels sont les cas d’utilisation de l’architecture spine-leaf ?

    L’architecture spine leaf est la norme pour les datacenters modernes traitant des volumes importants de trafic latéral. Ses principaux cas d’utilisation incluent le cloud computing, les microservices conteneurisés et les charges de travail d’IA/ML. Elle est également essentielle pour l’analyse de Big Data et le trading haute fréquence, où des performances prévisibles et un transfert de données à grande vitesse entre les nœuds distribués sont stratégiques.

    Quels sont les défis liés à la mise en œuvre d’une architecture spine-leaf ?

    Les principaux défis résident dans la complexité accrue du câblage et dans la nécessité de compétences avancées en routage. Étant donné que chaque commutateur leaf doit être connecté à chaque commutateur spine, la gestion physique du câblage est plus complexe que dans les modèles à 3 niveaux. De plus, la configuration des protocoles de couche 3 et des overlays indispensables à un fabric non bloquant requiert des outils de gestion et une planification plus sophistiqués.

    Quelle est la différence entre l’architecture spine-leaf et l’architecture Clos ?

    L’architecture spine-leaf est une application moderne à deux niveaux de l’architecture Clos, une topologie réseau multi-étagée conçue pour offrir des performances non bloquantes. Alors que l’architecture Clos constitue le cadre théorique utilisé pour garantir que toute entrée puisse se connecter à n’importe quelle sortie sans interférence, le modèle spine-leaf est l’implémentation spécifique utilisée pour remplacer les hiérarchies traditionnelles dans les datacenters à haute densité.

    Comment l’architecture spine-leaf améliore-t-elle l’évolutivité du datacenter ?

    L’architecture spine-leaf permet une mise à l’échelle «∘horizontale∘». Si vous avez besoin de davantage de ports serveur, vous ajoutez un commutateur leaf ; si vous avez besoin de plus de bande passante entre les commutateurs, vous ajoutez un commutateur spine. Cette approche à facturation évolutive permet de monter en capacité sans remplacer le matériel existant ni modifier la structure logique du réseau, ce qui la rend beaucoup plus flexible que les modèles d’évolutivité verticale traditionnels.

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